{"id":8471,"date":"2024-02-05T08:23:53","date_gmt":"2024-02-05T07:23:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.operapoint.com\/?p=8471"},"modified":"2024-02-09T08:31:32","modified_gmt":"2024-02-09T07:31:32","slug":"giulio-cesare-jules-cesar-paris-palais-garnier","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.operapoint.com\/?p=8471","title":{"rendered":"Giulio Cesare &#8211; Jules C\u00e9sar &#8211; Paris, Palais Garnier (Franz\u00f6sisch)"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>de Georg Friedrich H\u00e4ndel (1685-1759), dramma per musica en trois actes, livret : Nicola Francesco Haym d&#8217;apr\u00e8s Giacomo Francesco Bussani, premi\u00e8re : 20 f\u00e9vrier 1724, Londres, King&#8217;s Theatre Haymarket<br \/>\nmise en sc\u00e8ne : Laurent Pelly, sc\u00e8ne : Chantal Thomas, lumi\u00e8res : Jo\u00ebl Adam, dramaturgie : Agathe M\u00e9linand<br \/>\nChef d&#8217;orchestre : Harry Bicket, Orchestre de l&#8217;Op\u00e9ra national de Paris, Ch\u0153ur de l&#8217;Op\u00e9ra national de Paris<br \/>\nR\u00e9p\u00e9tition : Ga\u00ebl Darchen<br \/>\nSolistes : Lisette Oropesa (Cleopatra), Ga\u00eblle Arquez (Giulio Cesare), Wiebke Lehmkuhl (Cornelia), Emily D&#8217;Angelo (Sesto), Iestyn Davies (Tolomeo), Luca Pisaroni (Achilla), R\u00e9my Bres (Nireno), Adrien Mathonat (Curio)<br \/>\nRepr\u00e9sentation visit\u00e9e : 2 f\u00e9vrier 2024<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Poursuivant son adversaire Pompeo, Cesare se retrouve en \u00c9gypte. Apr\u00e8s sa d\u00e9faite contre Giulio Cesare, Pompeo s&#8217;est enfui en \u00c9gypte avec sa femme Cornelia et son fils Sesto. Mais le roi Tolomeo fait aussit\u00f4t assassiner Pompeo afin de remettre la t\u00eate de Pompeo \u00e0 Cesare \u00e0 son arriv\u00e9e. Cesare en est tr\u00e8s contrari\u00e9 et a l&#8217;intention de se venger de cet acte en conqu\u00e9rant l&#8217;\u00c9gypte. Cornelia et Sesto jurent de se venger de Tolomeo. Cl\u00e9op\u00e2tre, la s\u0153ur de Tolomeo, tente de gagner Cesare \u00e0 sa cause. Pour \u00e9vincer Tolomeo du tr\u00f4ne. Dans un premier temps, Cl\u00e9op\u00e2tre charme Cesare, mais tombe ensuite amoureuse de lui. Cesare est fascin\u00e9 par elle. Lorsque la bataille entre les Romains et les \u00c9gyptiens \u00e9clate, Tolomeo est tu\u00e9 et Cl\u00e9op\u00e2tre est proclam\u00e9e reine d&#8217;\u00c9gypte par Cesare, victorieux.<\/p>\n<p><strong>Spectacle<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.operapoint.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Paris-Giulio-Cesare.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8466\" src=\"http:\/\/www.operapoint.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Paris-Giulio-Cesare.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"433\" srcset=\"http:\/\/www.operapoint.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Paris-Giulio-Cesare.jpg 650w, http:\/\/www.operapoint.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Paris-Giulio-Cesare-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Nous nous trouvons dans le d\u00e9p\u00f4t d&#8217;un grand mus\u00e9e. Sur des \u00e9tag\u00e8res, on peut voir des bustes de h\u00e9ros romains qui saluent manifestement l&#8217;arriv\u00e9e de C\u00e9sar (c&#8217;est sugg\u00e9r\u00e9 par un balancement de la t\u00eate). A c\u00f4t\u00e9 de cela, on trouve des lions isol\u00e9s ainsi que des sculptures de C\u00e9sar en Auguste. Dans les sc\u00e8nes suivantes, les personnages changent, mais le d\u00e9p\u00f4t du mus\u00e9e reste.<\/p>\n<p>Les chanteurs apparaissent ensuite en costumes d&#8217;\u00e9poque : C\u00e9sar (Cesare) avec plastron, bottes et genoux d\u00e9couverts, Cl\u00e9op\u00e2tre en toge blanche laissant parfois le sein gauche d\u00e9couvert, Pharaon avec un bonnet de sphinx et une robe-jupe bleue orn\u00e9e de nacre. Les gardes de Pharaon sont les ouvriers du mus\u00e9e qui traversent constamment la sc\u00e8ne, arm\u00e9s de lances, mais pour le reste, ils sont insouciants des chants et des actions des acteurs.<\/p>\n<p>Au deuxi\u00e8me acte, des tableaux dans des cadres dor\u00e9s sont transport\u00e9s \u00e0 travers la salle. Sur l&#8217;un des tableaux, on voit une place sous les arbres. Des musiciennes en costumes baroques jouent lors d&#8217;une sc\u00e8ne o\u00f9 l&#8217;on entend une symphonie pastorale.<\/p>\n<p><strong>Chanteurs et orchestre<\/strong><\/p>\n<p>Harry Bicket est surtout connu comme chef d&#8217;orchestre d&#8217;op\u00e9ra et de concert de renomm\u00e9e internationale pour ses interpr\u00e9tations du r\u00e9pertoire baroque et classique. Cela se remarque clairement \u00e0 l&#8217;\u00e9coute de l&#8217;ouverture. Sa direction, qu&#8217;il a con\u00e7ue \u00e0 mains nues, est admirablement pr\u00e9cise et rythm\u00e9e. Les trilles, en particulier, sonnent avec pr\u00e9cision, comme des coups de poignard. C&#8217;est un grand plaisir d&#8217;\u00e9couter. Tous les chanteurs sont d&#8217;un tr\u00e8s haut niveau. Ce qui est \u00e9galement frappant, c&#8217;est le grand art de la conception des r\u00e9citatifs, qui ne sont pas toujours pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 ce niveau. Il est \u00e9galement remarquable que tous les chanteurs s&#8217;efforcent de varier leur m\u00e9lodie lors des r\u00e9p\u00e9titions de leurs airs.<\/p>\n<p>Vu le nombre d&#8217;excellents chanteurs, il n&#8217;est pas facile de mettre en avant leur caract\u00e9ristique individuellement.<\/p>\n<p>Il y a tout de m\u00eame une star incontest\u00e9e parmi eux. Il s&#8217;agit de Lisette Oropesa. Sa voix de soprano ne peut \u00eatre qualifi\u00e9e que de pure comme une cloche. Elle est la star de la soir\u00e9e et repr\u00e9sente l&#8217;adversaire de C\u00e9sar, Cl\u00e9op\u00e2tre. Son chant belcantiste souple est sans \u00e9gal et inimitable. Elle chante son timbre lyrique de mani\u00e8re fondante dans les morceaux lents, par exemple dans <em>Venere bella &#8211; Venus, du Sch\u00f6ne<\/em> (d\u00e9but de l&#8217;acte 2) ou dans <em>panger\u00f2 la mia sorte &#8211; ainsi je d\u00e9plore mon sort<\/em> (acte 3).<\/p>\n<p>A cela s&#8217;ajoutent ses actions \u00e9l\u00e9gantes, en un mot : elle est un r\u00e9gal pour les yeux dans sa repr\u00e9sentation et, avec son soprano d&#8217;une puret\u00e9 de cloche, c&#8217;est une v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation. J&#8217;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit une critique dans OPERAPOINT, il s&#8217;agissait de Die Hugenotten (Les Huguenots), jou\u00e9 le 2 octobre 2018. J&#8217;y ai fait l&#8217;\u00e9loge de Mme Oropesa.<\/p>\n<p>Son &#8222;adversaire&#8220; est Giulio Cesare (Ga\u00eblle Arquez). Elle aussi m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre lou\u00e9e sans ambages pour sa prononciation et son interpr\u00e9tation. Le chanteur \u00e0 f\u00e9liciter est Iestyn Davies dans le r\u00f4le de Tolomeo. Son contre-t\u00e9nor est d&#8217;un grand rayonnement et d&#8217;une grande r\u00e9gularit\u00e9. L&#8217;\u00e9couter est un plaisir.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Tous les chanteurs ont chant\u00e9 au plus haut niveau. Oui, pour voir une bonne et excellente troupe de chanteurs, l&#8217;Op\u00e9ra national de Paris est une banque s\u00fbre, ce que l&#8217;on peut difficilement dire des autres sc\u00e8nes lyriques.<\/p>\n<p>Mais il ne faut pas oublier le metteur en sc\u00e8ne de la soir\u00e9e, Laurent Pelly et son \u00e9quipe. Il est l&#8217;\u00e2me de tout cela et c&#8217;est \u00e9galement lui qui compose la troupe qui r\u00e9unit les chanteurs. En tout cas, cette repr\u00e9sentation a \u00e9t\u00e9 une nouvelle fois un \u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p>Dr. Olaf Zenner<\/p>\n<p>Image : Vincent PONTET \/ OnP<\/p>\n<p>La photo montre : Ga\u00eblle Arquez (Giulio Cesare), Iestyn Davies (Tolomeo)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Georg Friedrich H\u00e4ndel (1685-1759), dramma per musica en trois actes, livret : Nicola Francesco Haym d&#8217;apr\u00e8s Giacomo Francesco Bussani, premi\u00e8re : 20 f\u00e9vrier 1724, Londres, King&#8217;s Theatre Haymarket mise en sc\u00e8ne : Laurent Pelly, sc\u00e8ne : Chantal Thomas, lumi\u00e8res<span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span><\/p>\n<div class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.operapoint.com\/?p=8471\">Weiterlesen \u203a<\/a><\/div>\n<p><!-- end of .read-more --><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8466,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[47,134],"tags":[],"class_list":["post-8471","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-aktuelles","category-featured"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8471"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8474,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8471\/revisions\/8474"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8466"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.operapoint.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}